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textes & traduction

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Les romances et les chansons séfarades, issues de l’Espagne mauresque et transmises par tradition orale à travers tout le Moyen-âge, ont été notées à partir du XVIème siècle.

Elles sont fortement marquées par les influences arabes et leurs thèmes sont variés : amour, exil, phases et rituels de la vie (naissance, mariage, mort…).

A l’image et de l’éclatante et cosmopolite Andalousie médiévale, ces chants sont imprégnés des liens culturels noués, malgré les guerres, entre musulmans, juifs et chrétiens. Après l’expulsion des juifs et des arabes de Grenade en 1492, ces chansons ont été conservées et transmises par les communautés séfarades dans le bassin méditerranéen.

Sous l’influence de diverses cultures (Maghreb, Turquie, Balkans, Moyen-Orient), les textes et mélodies de ces chansons n’ont cessé de subir des modifications.
Les sources sont si diverses qu’il est souvent impossible de les localiser avec précision. Ces chansons sont écrites en espagnol ancien ou en ladino.


«Le Théâtre de la Vieille Grille accueille régulièrement les concerts du Trio Morenica, et s’en fait un plaisir toujours grandissant, tant pour la beauté de sa musique que parce que ces trois Dames symbolisent l’esprit-même que nous voulons faire souffler sur ce lieu. En hébreu médiéval et moderne, Sefarad désigne l’Espagne, et, en espagnol, Morenica signifie « petite noiraude, petite mauresque ». L’évocation de cet univers lointain nous est magnifiquement offerte par le lien qui se tisse, comme une évidence, entre une blonde polono-allemande des Deux-Sèvres, dont la grâce s’exprime en toutes flûtes, une châtain-rousse parigote d’Alençon, qui brode sur son luth de somptueuses dentelles, et une brunette chilienne à la voix envoûtante, baignée de tragique Santiago et de douceur angevine. Tout comme elles font revivre, à leur façon moderne et directe, tendre et passionnée, sans chichis ni afféterie, ces mélodies sublimes venues du temps de « l’Age d’or » espagnol, où l’Inquisition brûlait hommes, femmes et livres quand s’interpénétraient les cultures juive, chrétienne et musulmane, elles affirment par leur seule alliance un cosmopolitisme sans revendication, un métissage tranquille : la parfaite et bienheureusement « impure » universalité de la musique et des chansons d’amour. C’est aussi pourquoi le Théâtre de la Vieille Grille s’honore de contribuer à l’édition de cet album aux Editions de l’Attrape-Science, qu’il codirige avec ses amis Patrick Ferrage et Jean-Luc Hinsinger.»

Anne Quesemand et Laurent Berman